La persévérance qui mène à la victoire n’est pas sans douleur!!
Mon mari et moi avons récemment décidé d’inscrire notre fille de six ans au patinage et j’ai appris, en l’observant, comment se forge la persévérance. Sans surprise, son premier cours était rythmé par les chutes à répétition. Elle avançait un peu, perdait l’équilibre, tombait, puis se relevait. Encore et encore, le même cycle durant près d’une heure.
Après une énième chute, j’ai perçu dans son regard qu’elle s’était vraiment fait mal. Je lisais également sur son visage qu’elle commençait à être épuisée. À chaque chute, elle vivait de la douleur et de l’inconfort, la glace étant dure et froide, et il fallait qu’elle puise en elle une force qui faiblissait pour continuer à avancer.
Peinée, presque les larmes aux yeux, je me suis approché de la glace, faisant signe à ma fille de venir pour qu’on parte. Elle m’a répondu non de la tête. Elle s’est relevée et a poursuivi le cours jusqu’à la fin.
Cette expérience m’a enseigné deux choses.
Premièrement, il n’y a aucune victoire sans persévérance, et celle-ci se forge généralement dans l’épreuve, la douleur et l’inconfort.
Romains 5, versets 3 à 4, nous dit : « Bien plus, nous savons que la détresse produit la persévérance, la persévérance produit la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve produit l’espérance. »
À la fin de ce premier cours, ma fille avait un bleu sur le corps, mais elle avait aussi quelque chose de précieux : la fierté d’avoir persévéré et réussi à patiner pour la première fois.
Un bon parent qui aime son enfant ne reste pas insensible à sa souffrance, mais apprend que certaines difficultés peuvent participer au développement de nouvelles compétences et à la construction de la résilience.
Dieu en est le modèle parfait. Lui, le meilleur des Pères, reste aussi souvent au bord de la patinoire, nous observant, nous encourageant et nous rappelant qu’Il est avec nous. Il nous a donné les équipements et les outils nécessaires pour avancer et progresser vers la victoire qu’Il nous destine.
Comme un parent qui s’assure que son enfant a son casque, ses gants et ses patins bien affûtés, Dieu veille également à ce qu’il ne nous manque rien pour avancer.
Une chose que je remarquais durant tout le cours était le contact visuel que ma fille établissait souvent avec moi, simplement pour se rassurer que j’étais là avec elle. Et je le crois, ma présence et mon regard approbateur l’encourageaient à persévérer.
L’une des plus grandes promesses, souvent mentionnées au travers de la Parole, est que Dieu est avec nous.
Et c’est la deuxième chose que j’ai apprise : le bon Père n’est pas celui qui empêche toutes les difficultés d’arriver, mais Celui en qui l’on peut puiser la force de persévérer lorsqu’elles arrivent. Celui dont le regard est toujours posé sur nous et dont la présence fidèle au milieu des défis nous garde et nous mène à la victoire.
Peut-être que toi aussi, en ce moment, tu es sur la glace. Tu tombes, tu te relèves, tu avances un peu, puis tu retombes.
Persévère. Ne te décourage pas. La victoire est déjà en Christ, et c’est en Lui que peut reposer ton espérance. Demeure béni (e)
Muriel Ayangma Soulama




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