Les œuvres de la foi : option ou nécessité

La plupart d’entre nous connaissons le livre du nouveau testament qui traite intensément du sujet dont parle le titre de ce message, à savoir l’épître de Jacques. J’y reviendrai un peu plus loin.


Mais en parcourant l’évangile de Jean dernièrement, j’ai été frappée par la manière dont Jésus Lui-même va insister sur le fait que les œuvres qu’Il faisait prouvent Sa source, Son origine c’est-à-dire d’où Il vient, de qui Il vient.


Précisément dans Jean 15 : 24, Il va dire ceci « Si je n'avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père »

Pour la première fois j’ai réalisé, en lisant ce verset, que Jésus a utilisé à plusieurs reprises le mot œuvres à travers les évangiles.


Jésus était entrain de dire dans ce verset que tout ce qu’Il faisait, que ce soit guérir les malades, faire lever les paralytiques, nourrir la foule affamée... mettait en évidence la vérité selon laquelle Il venait de Dieu. Nous pouvons donc en conclure que les œuvres étaient très importantes pour Lui.


De même nous aussi, en tant que Ses disciples, nos œuvres doivent témoigner autour de nous que nous Lui appartenons.

Il convient néanmoins de préciser qu’il y a plusieurs types d’œuvres : les œuvres de puissance, les œuvres de justice ou œuvres sociales (dont je vais parler dans ce message) les œuvres de piété...


Pour parler de l’apôtre Jacques comme je l’ai écrit plus haut, il nous rappelle dans le deuxième chapitre de son épître (je vous invite à le lire) que les œuvres de justice doivent découler de notre foi. Il nous dit, poussé par l’Esprit, que nous ne sommes pas sauvés par les œuvres mais pour les œuvres. Notre foi en Dieu doit produire des œuvres, sans cela elle est morte.


Oui en tant qu’enfants de Dieu, Son amour, Sa compassion en nous doivent nous amener à prendre soin de ceux qui sont dans le besoin.

Malheureusement, mon constat est que nous les chrétiens nous aimons beaucoup prier, jeûner, nous raffolons des œuvres de puissance mais négligeons carrément les œuvres de justice, de miséricorde qui tiennent plus au cœur de Dieu. Ces œuvres consistent à soutenir les plus faibles à savoir les pauvres, les veuves, les orphelins, les étrangers, les prisonniers...


Je connais une sœur qui, en priant il y a quelques mois, a eu à cœur de prier pour une jeune veuve en Afrique qui venait de perdre son mari pasteur. A un moment, elle a entendu le Seigneur lui dire d’envoyer dorénavant son argent de poche à la veuve pour laquelle elle priait. En effet, dans son couple, elle et son mari avaient décidé de prendre tous les mois un certain montant pour leurs petits besoins personnels afin de ne pas trop impacter le budget commun. Donc, quand la sœur a attendu le Seigneur lui dire d’envoyer cet argent à la veuve, elle a eu le cœur serré, elle ne voulait pas. Pour elle, donner cet argent signifiait que c’était fini les petits plaisirs qu’elle pouvait se faire sans avoir à rendre compte à son mari. Mais avant la fin du temps de prière, elle a compris que c’était vraiment ce que le Seigneur attendait d’elle et depuis lors la sœur envoie tous les mois son argent de poche à la veuve.


Cette sœur par exemple était très prompte à prier. Pour cela il n’y avait aucun problème, mais quand le Seigneur lui a demandé de poser un acte concret elle a failli désobéir au Maître.

Ce n'est pas une mauvaise chose de prier pour les besoins des nécessiteux mais il y a des moments où le Seigneur attend de nous un peu plus à savoir des œuvres de justice.

Que ce soit dans l’ancien ou le nouveau testament, Dieu nous montre que les démunis, les plus vulnérables ont une place de choix dans Son cœur. Je vais nous citer deux passages qui illustrent mes propos. Je conçois avec vous que c’est un peu long à lire mais je tiens à les mettre car personnellement ces paroles me font froid au dos et nous devons y porter une attention particulière.


Dans Esaïe 58 : 6-10, Dieu nous dit le jeûne auquel Il prend plaisir : '' Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l'on rompe toute espèce de joug; 7 Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne Pas de ton semblable. Alors ta lumière poindra comme l'aurore, Et ta guérison germera promptement; Ta justice marchera devant toi, Et la gloire de l'Eternel t'accompagnera. Alors tu appelleras, et l'Eternel répondra; Tu crieras, et il dira : Me voici! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, Les gestes menaçants et les discours injurieux, Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l'âme indigente, Ta lumière se lèvera sur l'obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi.''


Jésus va nous confirmer cela dans Matthieu 25 : 31-45 '' Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront : Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ? Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. Ils répondront aussi : Seigneur, quand t'avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas assisté ? Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.''


Soyez bénis


Bernadette Nkourissa


Témoignages Récents
Rechercher par Tags