Les Daniels de notre temps…

Cette semaine, je me suis rendue compte que lorsqu’on investit dans la vie spirituelle de nos enfants, il faut le faire de manière intentionnelle afin que tout comme Daniel, ils prennent position pour Christ même si cela leur coûte quelque chose. J’ai eu vent de l’histoire d’un petit garçon qui m’a interpelée et rappelé celle de Daniel, ce jeune homme qui s’est tenu pour Dieu et qui a été par la suite une référence pour des rois de son époque.


Tôt, en ce lundi matin, Hugues s’est levé et ses parents lui dirent : « Dépêche-toi! Tu dois te préparer car tu commences ton camp d’été. » Il aime beaucoup cette saison où il peut essayer tous les types de sports et se dépenser. Il traine un peu les pieds mais il a tout de même hâte de se faire de nouveaux amis.


À son arrivée au camp, on lui assigne le groupe dans lequel il sera pour la journée; il anticipe déjà les échanges de ballon lors des jeux au soccer, basket et autres. Mais avant d’entrer dans le gymnase, on lui demande de faire une chose spéciale que tous les enfants s’empressent de faire avec joie. « Si tu veux entrer dans le gymnase, tu dois te mettre à genoux et te courber devant cet objet! » L’objet en question étant un sandwich en plastique auquel on avait attribué un nom, qui comme les petits canards en plastique émettait un son lorsqu’on le pressait. Ce n’était qu’un jeu, mais le petit garçon répond : « je ne le ferai pas ». Surpris, les moniteurs lui demandent pourquoi il dit non. Il répond avec tout le sérieux du monde, « Dans ma religion, il est interdit de se prosterner devant un autre dieu et objet. C’est de l’idolâtrie et je ne le ferai pas même si je ne peux pas entrer dans le gymnase. » Étonnés, les gens lui demandent de s’expliquer, car pour eux ce n’est qu’un jeu! Mais il leur répond tout simplement qu’il est chrétien et qu’il ne le fera pas par respect pour Dieu. Parfois, ce qui semble être un jeu ou anodin, peut avoir, pour nos vies des conséquences ayant une portée spirituelle.


Le soir venu, il raconta fièrement cette anecdote à ses parents. Il était surtout fier d’avoir pris position pour son Dieu et aussi d’avoir parlé de sa foi. Alors son père lui dit : « Si jamais cela te cause des problèmes, tu leur diras de me téléphoner. » Ce jeune enfant de 10 ans s’est senti appuyé par ses parents et a mentionné que pour lui, il dira toujours non à des propositions de la sorte afin que les gens sachent comment se comporter.


Je vous invite à lire Daniel 3 : 15-30


Souvent, comme les compagnons de Daniel, nous nous trouvons devant des choix d’intégrité ou de prise de position. Et parfois cela nous coûte de faire ces choix difficiles. Pour les enfants, une fois qu’ils ont compris, il est facile pour eux de choisir. Il sera de plus en plus difficile de dire non dans une société où ce qui est normalement injuste devient la norme. Nous devons apprendre à nous positionner du côté de Dieu où nous ne serons jamais déçus. Schadrac, méschac et Abed Nego avaient des noms donnés par le roi pour les associer à des dieux de leur temps mais cela n’a pas empêché que pour eux celui qu’ils servaient et révéraient c’était le Dieu d’Israël à qui ils donnaient leur ultime respect. Ils ont décidé de se mettre à part et cela leur a valu la faveur de Dieu et le roi a pu voir quel Dieu était le bon.


D’ailleurs, dès leur arrivée au palais, Daniel et ses compagnons, ont montré leur couleur en disant à l’intendant du roi qu’ils ne mangeraient pas les mets du roi. (Daniel 3 : 1-20) Ils ont demandé à avoir des légumes à la place. Au bout de 10 jours, ils étaient en meilleure santé.


Je me suis posée la question suivante : « Aurais-je eu le courage de faire le même choix que ce jeune garçon si j’avais été à sa place dès la première journée d’un camp où je ne connais personne? Un camp où je n’ai aucun ami pour me soutenir? J’avoue que je me suis posée la question avec sérieux. Aujourd’hui, la société prend une tangente où l’on ne sait plus que dire et même pour des chrétiens, il n’y a plus qu’une mince ligne qui nous sépare du monde. On peut même sembler parfois se suffire à nous-mêmes. Plusieurs arrivent à fonctionner sans Dieu dans leur journée et l’implorent seulement lorsque cela ne va plus. Nous avons décidé dans notre société d’oublier Dieu. Il est bon de se rappeler que nous avons aujourd’hui encore, dans nos écoles, dans nos emplois et dans nos vies même des statues érigées à la place de Dieu nous demandant de faire un choix. Nous devons faire le choix de servir nous-mêmes, les idéologies qui ne répondent pas aux critères bibliques, nous nous associons même à des courants de pensées qui nous amènent directement en enfer de peur de déplaire ou pour répondre aux désirs de notre chair. « J’entends certains dire que nous ne devons pas être trop chrétiens... »


Nous devons veiller sur nous-mêmes afin qu’après avoir prêché l’évangile, nous ne soyons pas trouvés indignes et aller nous-mêmes dans la géhenne.


Question : Que feriez-vous à la place de cet enfant?


Prenons position mes sœurs et frères pour mener une vie qui lui plait et qui l’honore en toute circonstance.

Marjorie JB Calveyrac

Pasteure à l’église Carrefour des Nations

Québec

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